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C’est fini pour WhatsApp sur les vieux mobiles Android : en 2026, une seule ligne dans les réglages décide qui garde ses conversations

C'est fini pour WhatsApp sur les vieux mobiles Android : en 2026, une seule ligne dans les réglages décide qui garde ses c...

Le 8 septembre 2026, une ligne de code va rayer des millions de smartphones de la carte WhatsApp. À partir de cette date, WhatsApp arrêtera de fonctionner sur les appareils tournant sous Android 5.0 et 5.1, faisant passer la configuration minimale requise à Android 6.0. Concrètement, il suffit d’ouvrir les paramètres de son téléphone, de chercher la rubrique « À propos de l’appareil » et de regarder la version du système. Si elle affiche 5.0 ou 5.1, le compte à rebours a déjà commencé.

À retenir

  • Une date limite qui va affecter des millions d’utilisateurs sans prévenir
  • Un vérification en trois clics suffit à connaître votre sort
  • Les pays concernés ne sont pas ceux que vous imaginez

Une seule vérification suffit à savoir si vous êtes concerné

Actuellement, pour que WhatsApp fonctionne correctement sur un smartphone, l’appareil doit impérativement tourner sous Android 5.0 ou sous une version plus récente du système d’exploitation. Dans quelques semaines, ce plancher technique remonte d’un cran. Pour savoir si vous êtes concerné par ce changement, il suffit d’aller dans les paramètres d’Android et d’ouvrir les informations sur l’appareil, afin de connaître la version d’Android. Rien de compliqué, mais l’enjeu est réel pour qui possède encore l’un de ces terminaux : les vieux appareils qui embarquent Android 5 et qui n’ont pas le droit d’installer Android 6, sur décision unilatérale du constructeur, concernent essentiellement des terminaux commercialisés entre 2013 et 2015.

La mesure ne fait pas de distinction entre usages personnels et professionnels. La coupure concerne aussi bien WhatsApp Messenger que WhatsApp Business, les petits commerçants qui gèrent leur clientèle via l’application sont donc également dans le viseur. Un détail qui a son importance : si votre modèle a reçu une mise à jour officielle vers Android 6 ou une version plus récente, vous n’êtes pas concerné, même s’il est sorti à l’époque avec Android 5 préinstallé.

Qui possède encore un téléphone aussi vieux ?

La question mérite d’être posée franchement, tant on pourrait croire ces appareils disparus des poches depuis longtemps. Les chiffres racontent une autre histoire, plus nuancée. D’après les dernières données officielles de Google, publiées en janvier, Android 5 n’est plus installé que sur 0,1 % de l’ensemble des smartphones Android, et Android 5.1 n’a qu’une part de 0,3 %. Peu, mais rapporté aux plus de trois milliards d’utilisateurs mensuels de l’application, cela représente tout de même plusieurs millions de personnes.

Et ces personnes ne correspondent pas au profil du geek qui traîne son vieux téléphone par nostalgie. Leurs propriétaires ne sont pas des early adopters, ce sont souvent des personnes âgées, des utilisateurs dans des pays où renouveler un téléphone coûte cher ou des gens qui n’ont tout simplement jamais vu l’intérêt de changer un appareil qui marchait encore. Géographiquement, la carte est sans appel. Les utilisateurs encore sous Android 5 se trouvent principalement en Inde, au Brésil, au Pakistan, et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, où les anciens appareils restent largement répandus. En France, le choc sera minime. L’impact de cette mesure sera marginal, les principaux concernés se trouvant dans les marchés émergents comme l’Inde, le Brésil, le Pakistan et plusieurs pays d’Afrique ou d’Asie du Sud-Est.

Reste que pour les foyers touchés, la coupure n’a rien d’anecdotique. Quand le seul lien avec ses proches passe par une application qui décide unilatéralement de ne plus tourner sur son téléphone, la pilule reste dure à avaler. WhatsApp justifie la décision par des impératifs techniques : les nouvelles fonctionnalités nécessitent des systèmes plus performants et des logiciels modernes, que les anciennes versions d’Android ne peuvent souvent pas satisfaire. Sur le plan de la sécurité, l’argument tient aussi la route : ces vieux appareils ne reçoivent plus de correctifs et deviennent des cibles faciles.

Sauvegarder ses conversations avant qu’il ne soit trop tard

Aucun message n’est perdu automatiquement, à condition d’anticiper. WhatsApp prévient déjà les utilisateurs directement dans l’application. Un message d’avertissement s’affiche déjà à l’ouverture sur les appareils concernés, et l’éditeur ne compte pas s’arrêter là : WhatsApp explique qu’il enverra plusieurs rappels aux utilisateurs concernés avant la fin de la prise en charge de leur système d’exploitation. Deux options s’offrent à ceux qui veulent conserver l’historique de leurs discussions. D’un côté, sauvegarder ses conversations via Google Drive avant la date limite ; de l’autre, opter pour une sauvegarde locale pour transférer ses données vers un appareil compatible. La procédure reste simple à réaliser depuis les réglages de sécurité de l’application, sans manipulation technique particulière.

Pour ceux qui veulent simplement continuer à utiliser leur téléphone actuel, une vérification s’impose avant de céder à la panique : Meta a mis à jour les exigences système d’une génération entière, de la version 5.0 (Lollipop) à la 6.0 (Marshmallow), et certains anciens smartphones ne pourront pas effectuer ce saut, obligeant leurs propriétaires à acheter de nouveaux appareils. Si une mise à jour vers Android 6 est proposée dans les paramètres système, l’installer suffit à rester dans les clous sans rien changer d’autre.

Un scénario que WhatsApp a déjà joué plusieurs fois

Cette purge des vieux systèmes n’a rien d’inédit dans l’histoire de l’application. WhatsApp l’a fait avec Windows Phone, avec BlackBerry, avec les anciennes versions d’iOS : à chaque fois, le même schéma, l’application évolue, les nouvelles fonctions exigent des nouveautés logicielles que les vieux systèmes ne possèdent pas, puis le couperet tombe. Les utilisateurs d’iPhone ne sont pas épargnés par ce mécanisme, même si ce n’est pas leur tour cette fois. Le 5 mai 2025, les iPhone 5s, iPhone 6 et iPhone 6 Plus avaient déjà perdu le support de WhatsApp, et aujourd’hui, seuls les appareils sous iOS 15.1 ou une version ultérieure restent pris en charge côté Apple.

Il y a une forme de logique implacable dans cette obsolescence programmée par la technique plutôt que par le fabricant. Android 5, rappelons-le, a été lancé en 2014, soit il y a plus de dix ans. Douze ans de compatibilité pour une application qui a explosé entre-temps, ce n’est déjà pas si mal. La vraie question, pour les millions de foyers encore équipés de ces vieux modèles à travers le monde, c’est de savoir s’ils pourront se permettre le renouvellement, ou s’ils devront simplement se passer, du jour au lendemain, de leur principal moyen de rester en contact avec leurs proches.

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Article rédigé par Vincent