Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, la France repasse à l’heure d’hiver. Le téléphone et la box s’ajusteront seuls, mais la cafetière, le four et la prise programmable de l’entrée garderont l’heure d’été tant qu’on ne les corrige pas.

À 3 h du matin, il sera 2 h.

Cette année, le basculement tombe à la date la plus précoce possible. Le 31 octobre est un samedi, donc le dernier dimanche du mois est le 25. La configuration s’était déjà produite en 2015 et en 2020, et elle ne reviendra pas avant 2037. La règle, elle, n’a pas bougé depuis l’harmonisation européenne de 1998 : dernier dimanche d’octobre pour l’heure d’hiver.

À retenir
  • Le changement d’heure a lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre 2026, à 3 h qui redeviennent 2 h.
  • Une cafetière programmée sur 7 h démarre à 6 h réelles si son horloge n’a pas été corrigée.
  • Un four mal réglé lance ou termine sa cuisson avec une heure d’écart.
  • Les prises programmables se règlent selon leur type : disque mécanique, écran numérique ou application connectée.

Cafetière et four : une heure d’écart dans la tasse et dans le plat

Le piège tient à la logique de ces appareils. Une cafetière réglée sur 7 h lance l’infusion quand son cadran affiche 7 h, soit 6 h à l’heure réelle si personne n’a touché à l’horloge. Le café est prêt une heure avant le réveil et refroidit tranquillement dans la verseuse.

Sur beaucoup de modèles programmables, on règle l’heure en maintenant la touche « H » ou « heure » puis en appuyant sur « min ». Certaines horloges n’avancent que dans un sens. Il faut alors les faire défiler de 23 heures pour retomber sur la bonne, ce qui prend quelques secondes en maintenant le bouton enfoncé.

Le four pose un problème plus sérieux, parce que sa programmation sert autant à arrêter la cuisson qu’à la lancer. Un départ différé ou une fin de cuisson calée sur l’horloge interne se déclenchera avec une heure d’écart. Un plat prévu pour être prêt à 12 h 30 sera donc terminé à 11 h 30, ou pas commencé. Avant de relancer la moindre programmation, corrigez l’horloge du four, puis vérifiez qu’aucune minuterie ni cuisson différée ne reste en mémoire : sur plusieurs fours, il faut d’abord quitter le mode automatique pour accéder au réglage de l’heure, et la notice indique la combinaison de touches.

Un four utilisé en manuel n’a aucun réglage urgent.

Prises programmables : trois familles, trois méthodes

La prise mécanique, avec son disque de 24 heures et ses petits segments à enfoncer, se règle en tournant le disque dans le sens de la flèche jusqu’à ce que le repère face l’heure réelle. Les segments enfoncés correspondent aux plages de fonctionnement, ils n’ont donc pas à être modifiés. Le disque ne tourne que dans un sens, mais on peut le pousser de 23 heures, soit presque un tour complet, pour l’équivalent d’un recul d’une heure.

Les prises numériques à écran fonctionnent comme une cafetière : une horloge interne, des créneaux marche/arrêt calés dessus. Il faut corriger l’heure affichée, et les créneaux suivront. Après une coupure de courant, certaines modèles perdent leur programme, ce qui vaut un coup d’œil au passage.

Les prises connectées se calent en général sur l’heure du réseau via leur application. Elles se mettent donc à jour d’elles-mêmes, à condition que le fuseau horaire soit réglé sur Paris ou sur l’Europe centrale. Un fuseau choisi par erreur sous forme de décalage fixe, du type « UTC+2 », laisse tout le programme glisser d’une heure sans prévenir. Le test le plus simple consiste à regarder lundi matin si la lampe branchée dessus s’allume à l’heure attendue.

Le reste de la maison compte aussi

Au-delà de la cuisine, d’autres automatismes reposent sur une horloge interne : le Programmateur de chauffage, les volets roulants programmés, l’arrosage automatique, la minuterie de l’aquarium. Chacun s’écarte d’une heure s’il n’est pas corrigé. Un volet réglé pour se lever à 7 h s’ouvre à 6 h réelles, à une heure où il fait encore nuit noire fin octobre. Un thermostat programmé pour relancer le chauffage avant le lever se met en route une heure plus tôt qu’annoncé, et la facture suit.

L’horloge de la voiture demande souvent un réglage manuel, elle aussi.

Reste la question de la lumière. Après le changement, le soleil se couche une heure plus tôt à l’horloge : à Paris, il passera sous l’horizon peu avant 18 h dès le 25 octobre. Une lampe ou une guirlande reliée à une prise programmée gagne à voir son créneau d’allumage avancé, vers 17 h 30 plutôt que 19 h, sans quoi le salon reste sombre pendant une bonne demi-heure.

Le plus simple est de faire le tour des appareils le samedi soir, avant de se coucher, en réglant ceux qui ont une horloge visible et en notant ceux qu’on aurait oubliés. Le dimanche matin, un coup d’œil à chaque cadran suffit à repérer les retardataires.

La prochaine opération aura lieu dans la nuit du 27 au 28 mars 2027, pour le retour à l’heure d’été. Instauré en 1976 après le choc pétrolier de 1973-1974, le changement d’heure survit : le projet de suppression reste bloqué au Conseil de l’Union européenne, faute d’accord entre les États membres.

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