Un Programmateur de chauffage mal réglé décale toute la journée de chauffe d’une heure, et le correctif demande quelques minutes sur la plupart des appareils. L’échéance approche. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, la France passera à l’heure d’hiver, après sept mois passés à l’heure d’été depuis le 29 mars. À 3 h du matin, il sera 2 h.

À retenir
  • Un programmateur mal réglé décale la chauffe d’une heure entière.
  • Les thermostats connectés changent d’heure seuls, tant qu’ils restent reliés au Wi-Fi.
  • Les horloges à cadran doivent être réglées à la main, deux fois par an.

Trois familles d’appareils, trois comportements

Tout commence par identifier ce que vous avez sous la main.

La plupart des thermostats changent automatiquement l’heure été/hiver, et les modèles connectés le font tant qu’ils restent reliés au Wi-Fi. Sur les chaudières fioul anciennes, il n’est pas certain que l’appareil change d’heure tout seul, et la notice fait foi. Les programmateurs de tableau électrique, ces boîtiers à cadran ou à petit écran logés près du disjoncteur, n’ont en général aucun automatisme de ce genre. Il faut les remettre à l’heure à la main, deux fois par an.

Sur un radiateur électrique à affichage numérique, le chemin ressemble à celui que décrit Atlantic pour ses appareils : touche menu, « Paramétrages », puis « Date et heure », où l’on règle le jour, le mois, l’année et l’horaire avec les flèches. Bonne nouvelle, la programmation est conservée même en cas de perte de l’heure.

Certains thermostats d’ambiance de chaudière vont plus loin. Dans la notice d’un régulateur Leblanc, le menu utilisateur permet de régler l’heure et la date, ainsi que le passage à l’heure d’été. L’appareil est par ailleurs livré avec des horaires de chauffage préréglés en usine, que l’on peut modifier.

Le réglage pas à pas, du cadran au menu numérique

Sur les boîtiers à cadran, on tourne la roue jusqu’à ce que l’heure actuelle se place face au petit repère rouge. Le levier voisin a trois positions : 0 pour l’arrêt forcé, I pour la marche forcée, « horloge » pour la programmation par le cadran. Laissé sur I, il fait chauffer en continu, quelle que soit l’heure affichée. Les plages se définissent avec les petits cavaliers verts, que l’on bascule vers l’intérieur ou l’extérieur du cadran à l’aide d’un tournevis plat.

En mode manuel, les plages horaires sont simplement ignorées.

Pour tout appareil, la séquence reste la même, avec quelques points de contrôle :

  • remettre l’horloge à l’heure légale exacte ;
  • repasser en mode automatique ou programme, selon le vocabulaire de la notice ;
  • relire les plages de présence : lever, retour du travail, soirée ;
  • vérifier le lendemain matin que la chauffe démarre bien à l’heure prévue.

Après une coupure de courant ou un changement d’heure, 17 Mars Conseil recommande de toujours vérifier le réglage. La raison est simple : une horloge décalée de 30 minutes suffit à dérégler toute la journée. Quant aux horaires d’usine, ils correspondent rarement à une vie réelle, avec ses télétravails du mercredi et ses grasses matinées du dimanche.

Une heure de décalage, des conséquences très concrètes

Prenons un radiateur programmé pour se relancer à 6 h 30 et se couper à 22 h. Si le programmateur reste calé sur l’heure d’été après le 25 octobre, son horloge affiche une heure de plus que la réalité. La chauffe démarre donc à 5 h 30 réelles, quand personne n’en profite, et la plage du soir s’arrête à 21 h, une heure plus tôt que prévu. Dans l’autre sens, au printemps, c’est le matin qui se retrouve frigorifique.

Les thermostats connectés ne sont pas totalement à l’abri : leur bascule automatique suppose une connexion active. Après une coupure de box ou de courant, un coup d’œil à l’application suffit pour confirmer que l’heure affichée est la bonne.

La programmation reste de toute façon rentable quand elle est juste. Atlantic rappelle qu’une programmation jour/nuit permet d’optimiser le confort thermique tout en réduisant la consommation d’énergie. 17 Mars Conseil précise que, dans beaucoup de cas, une baisse modérée en journée puis une remise en température avant le retour des occupants donne un meilleur résultat qu’un maintien permanent à forte puissance. Pour les pièces de vie, le repère couramment cité est de 19 °C.

Une bascule 2026 qui tombe tôt

Le 25 octobre est la date la plus précoce possible : le passage à l’heure d’hiver a lieu le dernier dimanche du mois, et le 31 octobre tombant un samedi, ce dimanche est le 25. La configuration s’était déjà produite en 2015 et en 2020, et elle ne devrait pas se reproduire avant 2037. En 2025, le changement avait eu lieu le 26 octobre.

Le projet européen de suppression reste bloqué au Conseil de l’UE.

Faute d’accord entre les États membres sur l’heure à conserver, le changement d’heure reste maintenu en 2026. L’année marque d’ailleurs un anniversaire : cinquante ans de la réintroduction du changement d’heure en France, décidée après le choc pétrolier pour réduire les besoins d’éclairage. Pour votre programmateur, le plus simple reste de noter la date sur une étiquette collée près du tableau électrique. Le prochain passage à l’heure d’été tombera le dimanche 28 mars 2027.

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