Une batterie externe de 20 000 mAh sous 3,7 V correspond à 74 Wh, soit largement sous la barre fixée par les compagnies. Cette barre, c’est 100 Wh, et c’est elle que l’agent d’embarquement regarde, pas le gros chiffre imprimé en façade de votre accessoire.

Les mAh ne mesurent pas l’énergie stockée.

À retenir
  • Les batteries externes sont limitées à 100 Wh en cabine, mesurées en Wh et non en mAh ou en W de puissance.
  • La formule de conversion est simple : (mAh × tension en V) ÷ 1000 = Wh, avec une tension standard de 3,7 V.
  • Depuis 2026, les compagnies aériennes interdisent la recharge des batteries via les prises USB du siège et limitent chaque passager à deux batteries.
  • Au-delà de 160 Wh, les batteries sont interdites en cabine partout dans le monde, et aucune batterie n’est autorisée en soute.

Le calcul qui évite la confiscation au portique

La formule tient en une ligne : multipliez les mAh par la tension puis divisez par 1000. Avec la tension standard de 3,7 V, 10 000 mAh donnent 37 Wh, 27 000 mAh atteignent 99,9 Wh, et 30 000 mAh montent à 111 Wh. Le cap des 100 Wh correspond donc à environ 27 000 mAh sur les modèles courants du commerce.

Beaucoup de voyageurs se trompent d’unité. Le seuil concerne l’énergie stockée en Wh, et non la puissance de charge affichée en W, ce qui signifie qu’un modèle vanté pour sa charge rapide n’est pas forcément plus risqué qu’un autre. À l’inverse, un modèle très puissant peut dépasser la limite sans que son format ne trahisse rien. En pratique, les compagnies se fient surtout à la valeur en Wh indiquée sur l’appareil, d’où l’intérêt de la repérer avant de quitter la maison.

Trois paliers, une règle commune

Le principe est le même d’une compagnie à l’autre. Jusqu’à 100 Wh, la batterie est autorisée sans formalité ; de 100 à 160 Wh, il faut l’accord préalable de la compagnie ; au-delà de 160 Wh, elle est interdite à bord.

Une batterie de 50 000 mAh, soit 185 Wh, ne montera donc jamais dans la cabine.

Le palier intermédiaire est celui où les discours divergent le plus. Air France indique une limite de deux batteries externes, de 160 Wh maximum chacune, alors que les recommandations IATA récentes tendent à exclure les batteries entre 100 et 160 Wh. Chez Transavia, la limite est fixée à 100 Wh, et les sources consultées ne s’accordent pas sur easyJet, certaines évoquant 160 Wh sur accord, d’autres un plafond strict à 100 Wh. Pour une batterie de 30 000 mAh ou plus, mieux vaut demander une confirmation écrite avant le voyage.

Ce que 2026 a changé à bord

Depuis le 1er janvier 2026, la norme IATA interdit de recharger la batterie externe via les prises USB du siège pendant le vol. L’OACI, de son côté, limite chaque passager à deux batteries à compter du 27 mars 2026.

Certaines compagnies vont plus loin. Depuis le 15 janvier 2026, les batteries externes ne peuvent plus être utilisées ni rechargées à bord des vols du groupe Lufthansa. Elles se rangent dans la poche du siège, sur soi ou dans un bagage cabine glissé sous le siège, mais plus dans le compartiment au-dessus de la tête. Cette consigne s’applique aussi aux vols de Swiss, Austrian ou Brussels Airlines, qui appartiennent au même groupe.

Aux États-Unis, la tendance est la même, avec des nuances. American et Delta autorisent deux batteries par passager, Southwest une seule, et toutes trois interdisent le rangement dans les coffres.

En soute, la réponse est non, partout dans le monde, sans exception.

Avant de boucler la valise

Commencez par retourner la batterie et chercher la mention en Wh, gravée ou imprimée près des caractéristiques électriques. Si elle n’affiche que des mAh, faites le calcul vous-même et notez le résultat. Un modèle affichant clairement sa capacité sous la barre des 100 Wh évite toute discussion au contrôle.

Un bagage cabine peut être mis en soute à la porte de l’avion quand les compartiments sont pleins. Dans ce cas, retirez la batterie et gardez-la avec vous en cabine. Et si elle est gonflée, fissurée ou chauffe anormalement, ce sont des raisons de la laisser à la maison.

Dernier point, utile pour les billets en partage de code : c’est la règle de la compagnie qui opère réellement le vol qui s’applique, pas celle de la compagnie qui a vendu le billet.

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