Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 h, les horloges ont reculé d’une heure : il était alors 2 h. Smartphones, box et thermostats connectés ont suivi sans rien demander, mais tout le reste attend qu’on s’en occupe. Prises programmables et thermostats arrivent en tête de liste, car un décalage d’une heure y déclenche chauffage et éclairage à contretemps.
Un appareil non réglé avance d’une heure sur la réalité.
Prenons un thermostat resté sur l’ancienne heure : il affiche 7 h quand il en est 6. Un programme calé sur un réveil à 6 h lance donc la chauffe à 5 h réelles, et les pièces montent en température une heure trop tôt. Une lampe programmée à 18 h s’allume à 17 h réelles, alors que le jour n’est pas encore tombé. Répété chaque jour, ce petit décalage pèse sur la facture sans que personne s’en aperçoive.
- Un thermostat non réglé lance la chauffe une heure trop tôt.
- Une prise mécanique se règle en tournant le disque jusqu’au repère de l’heure réelle.
- Une box coupée pendant la nuit peut laisser un appareil connecté sur l’ancienne heure.
Prises programmables : une méthode par famille
Le modèle mécanique, avec son disque de 24 heures et ses ergots à enfoncer, reste le plus répandu dans les foyers. On ne touche pas aux ergots : on tourne le disque, dans le sens de la flèche, jusqu’à ce que le repère pointe l’heure réelle. Si la flèche indique 15 h alors qu’il est 14 h, le réglage n’est pas fait.
Les prises numériques demandent un peu plus de doigté. Une touche « Clock » ou « Horloge » donne accès au réglage, qu’on maintient enfoncée tout en appuyant sur les boutons « h » et « min » pour corriger l’heure et, selon les modèles, le jour de la semaine. La combinaison exacte varie d’une marque à l’autre, la notice est donc plus fiable que la mémoire. Les programmes déjà enregistrés se conservent normalement, sauf si la prise est restée débranchée longtemps : la pile interne peut alors s’être vidée et tout est à refaire. Ouvrez l’écran, comparez avec l’horloge de votre four ou de votre téléphone, et validez.
Côté prises connectées en Wi-Fi, la synchronisation se fait par le réseau et le passage à l’heure d’hiver s’opère seul. Une vérification s’impose pourtant : le fuseau horaire paramétré dans l’application doit correspondre à celui de la France, soit UTC+1 depuis ce week-end.
Un test de deux minutes suffit pour contrôler.
Thermostat : piles, programmateur et chaudière
Les thermostats programmables d’entrée de gamme, filaires ou à ondes radio, se règlent presque tous de la même façon : un appui sur « Horloge », puis les flèches pour reculer d’une heure. Les plages de chauffe enregistrées restent en mémoire, il n’y a donc rien à reprogrammer. Beaucoup affichent aussi un symbole de pile faible, que l’on ignore trop souvent jusqu’au premier matin froid.
Certaines chaudières disposent en plus de leur propre programmateur intégré. Dans ce cas, les deux horloges doivent être alignées, sinon l’un autorise la chauffe pendant que l’autre la bloque.
Les thermostats connectés se mettent à jour par internet, ce qui évite la corvée. Mais une box coupée pendant la nuit du changement d’heure, un routeur redémarré ou une panne du réseau suffisent à laisser l’appareil sur l’ancienne heure. Autant jeter un œil à l’écran ou à l’application, et refaire une synchronisation manuelle si l’heure est fausse. Prévoyez aussi de changer les piles des modèles qui en utilisent, un geste que l’on réserve classiquement au début de la saison de chauffe, soit maintenant.
Profiter du changement pour revoir ses réglages
L’Ademe recommande 19 °C dans les pièces de vie et 16 °C dans les chambres. Chaque degré en moins représente environ 7 % de consommation de chauffage en moins, d’après ses estimations. Le passage à l’heure d’hiver offre une bonne occasion de recaler les plages horaires : avec le soleil qui se couche avant 18 h, mieux vaut anticiper la montée en température du soir plutôt que celle de l’après-midi.
Un autre appareil échappe souvent au rappel : le contacteur jour/nuit du chauffe-eau. Le compteur Linky gère l’heure tout seul, mais l’horloge mécanique d’un ancien contacteur, logée dans le tableau électrique, doit être ajustée à la main. Sinon, la cuve chauffe une heure en dehors de la plage d’heures creuses, et l’électricité est facturée au tarif plein.
Cette corvée bisannuelle devait pourtant disparaître. En mars 2019, le Parlement européen a voté la fin du changement d’heure, après une consultation en ligne ayant recueilli 4,6 millions de réponses, dont une très large majorité en faveur de l’abandon. Mais le texte est resté bloqué au Conseil de l’Union européenne, faute d’accord entre États membres sur l’heure à conserver, été ou hiver. La directive 2000/84/CE reste donc en vigueur, avec un changement le dernier dimanche de mars et un autre le dernier dimanche d’octobre.
Prochain rendez-vous : le dimanche 28 mars 2027, à 2 h, lorsque les horloges avanceront d’une heure.

