Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, à 3 h il est redevenu 2 h, et un Programmateur de chauffage resté sur l’heure d’été garde une heure d’avance. Les téléphones et les box ont suivi sans rien demander. Le vieux boîtier mural du couloir, lui, n’a prévenu personne.
Le nombre d’heures de chauffe ne change pas, mais le confort se décale.
- Un programmateur resté sur l’heure d’été chauffe une heure trop tôt le matin.
- Sur un mois, ce décalage représente environ 60 heures de chauffe mal placées.
- Les appareils connectés se mettent à jour seuls, les anciens thermostats non.
Une heure d’écart, 60 heures de chauffe mal placées par mois
Un programme réglé de 6 h à 8 h puis de 18 h à 22 h tourne alors de 5 h à 7 h et de 17 h à 21 h. La chaudière ou les radiateurs chauffent donc une heure trop tôt le matin et s’arrêtent une heure avant le coucher. C’est le confort de 7 h à 8 h et de 21 h à 22 h qui manque. Sur un mois, deux heures par jour de chauffe mal placées, cela fait 60 heures, soit deux jours et demi.
Le décalage coûte aussi de l’argent. Un chauffage décalé d’une heure peut chauffer un logement vide et augmenter la facture. Pensez au créneau de 5 h : la maison monte en température pendant que tout le monde dort, puis se refroidit à 21 h, au moment où l’on s’installe devant un film.
Les collectivités sont concernées aussi. Le chauffage des écoles, gymnases et salles municipales fonctionne souvent par programmation. Or les vacances de la Toussaint courent jusqu’au lundi 2 novembre, et un créneau mal calé chauffe alors des classes vides.
Quels appareils se règlent seuls, et lesquels attendent votre main
Un thermostat connecté récent devrait normalement s’adapter tout seul. En revanche, un thermostat ancien, un radiateur programmable ou un boîtier disposant de sa propre horloge peut rester décalé. Laissez d’abord les appareils connectés effectuer le changement automatiquement, avant de toucher à quoi que ce soit.
Il faut ensuite savoir où vit la programmation. Sur certains équipements, elle est directement enregistrée dans le thermostat, sur d’autres elle dépend d’une application ou d’une centrale de commande. Le réglage se fait donc sur le système qui pilote réellement la chaudière, pas forcément sur celui que vous avez sous les yeux. Il faut aussi vérifier séparément l’heure affichée et les plages horaires de programmation, car corriger l’une ne garantit pas l’exactitude de l’autre.
Le fuseau compte sur les appareils connectés. Il vaut mieux sélectionner « Paris » ou « Europe/Paris » plutôt que d’inscrire à la main « GMT+2 », un réglage qui restera faux après le changement.
Le chauffe-eau, lui, peut obéir à une autre horloge.
Régler un thermostat classique en cinq minutes
Sur un thermostat mural non connecté, cherchez une touche Clock, Time, Menu, Set ou l’icône d’une horloge. Un appareil resté à l’heure d’été se corrige de 60 minutes. La marche à suivre tient en quatre gestes : comparer avec une horloge fiable, ouvrir le menu date et heure, saisir l’heure d’hiver comme le prévoit le manuel, puis contrôler le jour de la semaine.
Ce dernier point piège souvent les modèles à programme hebdomadaire.
Une fois l’heure corrigée, relisez chaque plage : matin, soirée, et le week-end si votre appareil les distingue. Un thermostat qui affiche la bonne heure mais conserve une plage décalée de 60 minutes enregistrée avec l’ancien réglage continuera de chauffer à contretemps. Le test le plus parlant se fait au premier créneau de la journée : regardez si la chaudière démarre bien à l’heure que vous avez programmée, à votre propre montre.
Les modèles dont la notice est perdue se retrouvent presque toujours en ligne, sur le site du fabricant, à partir de la référence imprimée au dos du boîtier.
Chauffe-eau, domotique : les autres horloges de la maison
Pour un chauffe-eau piloté par le compteur Linky, le signal de commande gère le fonctionnement selon les plages tarifaires du contrat, donc aucun réglage manuel du contacteur n’est nécessaire. La situation diffère si le chauffe-eau dépend d’une horloge programmable indépendante : si elle ne change pas d’heure seule, son déclenchement ne correspondra plus aux horaires souhaités. Ouvrez le tableau électrique, repérez le petit cadran et comparez-le à l’heure réelle.
Côté domotique, le dimanche du changement, mieux vaut vérifier les automatisations importantes : chauffage au réveil, fermeture des volets, éclairage extérieur et appareils programmés. Un volet qui se ferme une heure trop tôt ou une lumière extérieure qui s’allume trop tard sont les signes d’une horloge restée en arrière. Les mêmes scénarios, branchés sur le même fuseau, se corrigent en une seule opération.
Le calendrier ne vous laissera pas longtemps tranquille. Le prochain changement est attendu le dimanche 28 mars 2027, quand 2 h deviendra 3 h, puis le 31 octobre 2027 pour le retour à l’heure d’hiver, selon la règle habituelle. La règle vise le dernier dimanche d’octobre : il tombait le 26 en 2025 et tombe le 25 en 2026. Un programmateur à cadran mécanique devra donc être réglé deux fois par an. Un modèle qui gère l’heure d’été tout seul vous épargnera cette corvée, et c’est un critère à regarder avant de remplacer un boîtier vieillissant.
Sources : selectra.info | jechange.fr

