Free a mis en ligne le lundi 12 octobre une nouvelle mise à jour pour le répéteur Wi-Fi des Freebox, la version 2.9.3 de son firmware. Elle corrige un problème rare pouvant empêcher le démarrage de la carte Wi-Fi 5 GHz et intègre des correctifs de sécurité. Pour la plupart des abonnés, l’installation se fera d’elle-même.

Aucune fonction nouvelle, mais le correctif touche une bande qui compte.

À retenir
  • Free publie la version 2.9.3 du firmware des répéteurs Wi-Fi Freebox.
  • Elle corrige un défaut rare qui empêchait la carte Wi-Fi 5 GHz de démarrer.
  • La mise à jour s’installe seule et demande simplement un redémarrage.

Un répéteur amputé d’une bande de fréquence

Le défaut tient en une phrase dans le billet des développeurs : dans certains cas, la carte Wi-Fi 5 GHz du répéteur, le composant chargé d’émettre sur cette fréquence, refusait de démarrer. Le répéteur se retrouvait alors privé de l’une de ses bandes, et les appareils devaient faire sans. Free ne précise ni dans quelles circonstances le défaut apparaissait, ni combien d’abonnés l’ont rencontré. Le constructeur parle simplement d’un incident rare.

Le Wi-Fi circule sur plusieurs bandes, un peu comme les voies d’une autoroute. Le 2,4 GHz porte loin mais reste plus lent et souvent encombré, quand le 5 GHz offre des débits bien supérieurs à courte distance.

Or un répéteur existe pour couvrir les pièces où le signal de la box principale s’affaiblit. Sans sa bande rapide, un salon éloigné ou une chambre à l’étage peuvent voir leurs débits chuter. L’annonce ne décrit toutefois pas les symptômes observés, et l’on ignore donc si le répéteur cessait de fonctionner dans son ensemble.

Free ne précise pas non plus si les deux modèles de répéteurs sont concernés.

Côté sécurité, Free ajoute des correctifs sans dire lesquels. Impossible, donc, d’affirmer qu’une faille critique était activement exploitée, ni de connaître les composants visés.

Soyons honnêtes : un répéteur est le genre d’appareil qu’on branche une fois, puis qu’on oublie derrière un meuble. Il reste pourtant connecté en permanence à l’installation domestique, ce qui rend ces mises à jour discrètes plus utiles qu’elles n’en ont l’air. Personne ne les remarque, c’est d’ailleurs leur but.

Installer la 2.9.3 sans rien télécharger

Aucun fichier à récupérer : l’installation est quasi automatique et demande un simple redémarrage du Freebox Server. Si le répéteur n’a pas encore été mis à jour, il suffit de le redémarrer.

Septembre avait déjà changé la donne

Cette 2.9.3 arrive moins d’un mois après une mise à jour bien plus commentée. Le 16 septembre, Free a déployé deux mises à jour qui fonctionnent ensemble : la version 4.13.0 du Freebox Server et la version 2.9.0 des répéteurs Wi-Fi. Jusque-là, installer un répéteur pouvait priver la Freebox des canaux DFS et du 160 MHz sur la bande 5 GHz. étendre sa couverture se payait en débit maximal.

Au lieu des 80 MHz habituels, la bande 5 GHz peut désormais s’élargir à 160 MHz. Dans la métaphore de l’autoroute, c’est le passage de deux à quatre voies, à condition que les véhicules, c’est-à-dire vos appareils, sachent les emprunter.

Cette condition pèse lourd. Avec un répéteur, le canal de 160 MHz n’est possible que si le Server est en 4.13.0 ou plus et le répéteur en 2.9.0 ou plus, et un appareil qui ne gère pas le 160 MHz n’en tire aucun gain. Les promesses de débit doublé, elles, valent surtout en théorie.

Contrepartie annoncée : le Wi-Fi 5 GHz peut démarrer plus tard.

Cette vérification réglementaire peut retarder jusqu’à 60 secondes le démarrage du Wi-Fi 5 GHz, prévient Free. C’est le temps de faire couler un expresso, pas de quoi s’alarmer. Mais ce délai normal ne doit pas être confondu avec le bug corrigé par la 2.9.3. Si la bande 5 GHz reste muette au-delà d’une minute, un redémarrage du répéteur et un contrôle de la version installée s’imposent.

Ce qu’il faut vérifier chez soi

Trois points suffisent pour savoir si votre installation tire parti de ces correctifs :

  • un Freebox Server en version 4.13.0 ou supérieure ;
  • un répéteur en version 2.9.3, qui inclut les évolutions de la 2.9.0 ;
  • des appareils compatibles avec le 160 MHz, si vous visez le gain de débit.

Le silence de Free sur la nature des failles n’a rien d’anormal : mieux vaut éviter de détailler une faille tant que tout le parc n’est pas à jour. Le billet a été publié le 12 octobre sur le blog des développeurs Freebox, et plusieurs médias spécialisés l’ont ensuite détaillé. Le seul geste utile, pour l’abonné, reste de vérifier que le répéteur est bien passé en 2.9.3.

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