Une infiltration d’eau dans la batterie peut provoquer une forte surchauffe, avec un risque de départ de feu spontané, voire d’explosion. C’est le danger que Decathlon reconnaît sur l’assistance électrique Itiwit pour stand-up paddle et kayak. Le rappel a été publié le 23 octobre 2026 sur RappelConso, et la consigne est simple : ne plus s’en servir.

Aucun lot n’est épargné.

À retenir
  • Le rappel vise les références 8771733 et 8853862 de l’assistance Itiwit.
  • Une infiltration d’eau dans la batterie peut provoquer une surchauffe et un départ de feu.
  • Il faut cesser l’usage et contacter Decathlon au 0800 710 770 pour un remboursement.

Ce que la fiche officielle rappelle, référence par référence

La fiche RappelConso porte la référence 2026-10-0243 et concerne une assistance électrique pour stand-up paddle et kayak ainsi que sa batterie, distribuées par Decathlon. Deux références sont visées : l’assistance électrique sup kayak 8771733 et la batterie assistance électrique 8853862. Deux codes-barres, 3583784325974 et 3608390815586, figurent dans la fiche, tous lots confondus. La commercialisation court du 1er novembre 2022 au 12 octobre 2026, soit près de quatre ans de ventes.

Il s’agit d’un rappel volontaire, sans arrêté préfectoral, et la zone de vente couvre la France entière. Les appareils ont été écoulés par le seul réseau Decathlon.

Le risque encouru, selon la fiche, est l’incendie. Le fabricant décrit le mécanisme sans évoquer le trajet précis de l’eau jusqu’aux cellules. La compensation prévue prend la forme d’un remboursement.

Un moteur étanche, une batterie qui l’est moins

Le bloc moteur supporte l’eau, pas l’intérieur de la batterie.

Sur la page que Decathlon destine aux clubs et collectivités, la télécommande et l’assistance affichent un indice IPX8, ce qui autorise une immersion continue à un mètre de profondeur. Le même texte précise que la batterie et l’intérieur du moteur ne sont pas étanches, et qu’aucune eau ne doit s’y trouver. Le kit annonce de 45 à 120 minutes d’autonomie, télécommande et batterie fournies. Entre un boîtier qui résiste à l’immersion et un intérieur qui ne la tolère pas, la marge est mince, et le rappel porte précisément sur cet écart.

Le système se compose d’une télécommande et d’un bloc moteur, qui se fixe sur le boîtier d’aileron. Il convient aux kayaks et paddles équipés de bases d’ailerons à glissière, qu’ils soient de la marque Itiwit ou d’un autre fabricant. Un kit acheté chez Decathlon peut donc équiper une planche achetée ailleurs.

Les sécurités d’origine sont réelles. Selon le site spécialisé Totalsup, l’assistance se coupe en quelques mètres si l’on tombe à l’eau, et le moteur ne s’enclenche pas hors de l’eau. Le moteur flotte, en cas de chute. Mais ces protections visent la chute du pagayeur, pas une infiltration d’eau dans la batterie, qui est le cas décrit par le rappel.

Les gestes à adopter si vous possédez l’appareil

Premier réflexe : comparer votre matériel aux références 8771733 et 8853862. Si elles correspondent, le numéro de lot ne compte pas, puisque tous sont rappelés.

Il faut ensuite cesser d’utiliser le produit et le rapporter au magasin Decathlon le plus proche. Le remboursement est prévu par la fiche. Le numéro de contact indiqué est le 0800 710 770.

Une batterie qui chauffe ou qui gonfle change la donne.

En cas d’anomalie comme une surchauffe ou un gonflement, la fiche demande d’isoler le produit, à l’extérieur ou immergé dans de l’eau, puis de contacter le service client. L’immersion peut surprendre, l’eau étant à l’origine du rappel. La fiche la cite pourtant comme l’une des deux options d’isolement, au même rang que le plein air. Dans les deux cas, l’appel au service client vient après.

Clubs, loueurs et appareils d’occasion

Les particuliers ne sont pas les seuls concernés. Decathlon Pro propose ce même kit moteur aux clubs et aux collectivités, ce qui laisse penser que certaines flottes nautiques en sont équipées. Un cabinet d’avocats parisien rappelle que le revendeur qui détient des unités en stock doit les retirer de la vente, tenir un état chiffré et organiser le remboursement.

La fiche cible des références, pas un profil d’acheteur. Un kit acheté d’occasion ou reçu en cadeau porte les mêmes codes et appelle donc la même précaution, même si la fiche ne dit pas comment Decathlon traitera les cas sans ticket de caisse.

Ce 23 octobre, RappelConso a publié 15 rappels : 13 produits alimentaires, un appareil électrique ou outil, et un seul en sports-loisirs, l’assistance Itiwit.

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